Les Peugeot n’ont pas toujours porté des
appellations constituées d’un numéro à trois chiffres avec zéro
médian. Jusqu’en 1929, elles étaient baptisées d’une numérotation
arithmétique suivant l’ordre des projets étudiés (Type 1, pour la
toute première Peugeot construite en 1889) ou selon leur puissance
fiscale (la 5 CV ou la 10 CV Peugeot).
L'identité à 3 chiffres est une composante essentielle de la
notoriété de Peugeot. Ce système de numérotation fonctionne comme
un signe de reconnaissance et permet un repérage facile dans la
gamme : un zéro central et un chiffre de part et d'autre. Il n'a
jamais changé depuis le lancement de la 201 en 1929, et donne trois
informations sur le modèle concerné :
- le premier chiffre indique la famille du véhicule, sa taille dans
la gamme ;
- le second numéro - systématiquement un 0 - est le maillon qui
relie le chiffre d'appartenance à une famille à celui de la
génération ;
- le troisième chiffre indique la génération du modèle.
La génération la plus féconde est celle des 7 avec pas moins de
huit familles, suivie par celle des 4 avec six (104 à 604), puis
des 5 (205 à 605) et des 6 (106 à 806) avec cinq modèles. La 309
constitue l’exception, liée à l’héritage Simca-Chrysler.
Le lancement de 1007, monocorps compact à portes latérales
coulissantes, constitue une révolution : le zéro médian a été
dédoublé pour identifier les modèles inédits. Suivra 4007, le
premier SUV 4 x 4. La génération des 8 fait son apparition en 2007
avec la 908 qui s’illustre en compétition d’endurance et la
308.
